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Jn 5, 1-16

« Crée en moi un cœur pur ô mon Dieu, rends moi la joie d’être sauvé » nous dit l’antienne de l’acclamation de l’évangile. Notre cœur a besoin d’être guéri.

D’après l’OMS « les maladies cardiovasculaires constituent la première cause de décès dans le monde. C'est pourquoi il est important de prendre soin de son cœur, de ses artères et de sa circulation sanguine, afin de prévenir des maladies comme l'AVC, l'hypertension, l'arythmie ou la phlébite ».

D’après notre foi, le péché constitue la première cause de mal dans le monde, et de mort spirituelle. C’est pourquoi il est important de vivre le carême, “cure de détox” comme diraient certains : prendre soin de son cœur, de la circulation de la grâce par la prière et les sacrements, et de prévenir les maladies comme les vices, l’acédie, l’endurcissement, l’hyper-tension au travail ou en famille.

Le miracle de ce jour nous montre que le Christ a la puissance de guérir le corps et le cœur. Mais la question du jour pour le paralytique comme pour nous est : Veux-tu ? On pourrait se dire que pour le pauvre de la piscine, la question semble superficielle, presqu’ironique, déplacée ! « Et d’après toi ?! » pourrait répondre le pauvre homme au Seigneur.

Pourtant lorsque nous voyons les juifs qui n’ont pas voulu cette guérison, nous nous rendons compte que la question n’est pas superflue... Et nous pensons à beaucoup de personnes qui ne semblent pas vouloir être guéries dans leur âme (Serait-ce moi ?). Dieu respecte la liberté qu’il nous a donnée, et le Christ nous invite à vivre de même un grand respect de la liberté des personnes. Pour réaliser ce miracle, il fait une invitation cordiale et avec autorité. Veux-tu être guéri ? Ce n’est pas simplement : « si tu veux tu peux ! », mais c’est l’autorité du Seigneur des Seigneurs qui veut se déployer si la liberté de l’homme le permet. Certes il est pauvre, handicapé, mais sa dignité demeure.

À ce veux-tu ? font écho les paroles de feu de St Josémaria :

« Tu me dis : “ Oui, je veux. ” — Bien. Mais veux-tu comme un avare “ veut ” son or, une mère son enfant, un ambitieux les honneurs, ou un pauvre sensuel son plaisir ?
— Non ? — Alors, c’est que tu ne veux pas. » (Chemin, 316)

Pour terminer ce moment de prière, regardons la manière dont le guéri va nommer le Christ : celui qui m’a guéri. L’annonce de la bonne nouvelle serait certainement plus efficace, si nous disions aux gens, je vais te présenter celui qui m’a guéri.

Résolutions du jour : en vue du « mariage spirituel » de notre âme avec le Seigneur, redisons au Seigneur : « oui je le veux ! » et cherchons des motifs d’action de grâce au Seigneur pour les guérisons qu’il a réalisées en nous.

Abbé Damien Verley

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  • Bracadroite, il y a 13 mois
    Merci m l’abbé pour cette belle ordonnance!
  • Dominique Bronner, il y a 13 mois
    Oh oui vraiment merci ..présenter Jesus qui nous a guéri ..et continue de nous guérir
  • Pierre Ginesty, il y a 13 mois
    Amen !
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