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Lc 10, 21-24

Tu l’as révélé aux tout-petits. Par cet évangile du début de l’avent, la liturgie nous met directement sur le chemin de la petitesse ! De telle sorte que nous arrivions à Noël avec la capacité de nous pencher vers la mangeoire, affamés du désir de justice, de paix, et du désir de connaître Dieu. C’est Lui que le divin Bébé va révéler comme Père.

Heureux sommes-nous de voir et d’entendre dit le Seigneur :

Heureux de voir la préparation commerciale de Noël, qui nous rappelle que nous nous préparons à la naissance du sauveur. Chaque guirlande, chaque lumière de Noël, chaque sapin, chaque crèche, chaque chant, tout va nous préparer à Le recevoir, là où ceux qui habitent hors d’un pays chrétien n’auront pas la chance d’avoir tous ces signes de pistes conduisant au trésor.

Heureux sommes-nous d’entendre les prophètes dans les premières lectures au cours de la Messe… Tant de chrétiens ont relégué l’Ancien Testament au rang de vestige de l’Histoire du Salut. Sans les prophètes, sans cette longue préparation, ces longues fiançailles entre Dieu et Israël, sans le rappel des termes de l’Alliance par les prophètes, sans l’annonce des épousailles entre Dieu et son peuple, sans la révélation de la grandeur du mariage, comment comprendre Celui qui vient ?

Pour certains auteurs, qui veulent faire une approche comparative de la religion, puisque certains mythes païens parlant de la venue d’un fils de Dieu sur terre, le « mythe » de Jésus n’en serait qu’une imitation tardive et plus ou moins bien réussie. Mais c’est tout le contraire ! Scott Hahn, auteur d’un magnifique livre, Marie Reine couronnée d’étoiles, dit qu’avec CS Lewis (auteur entre autres du monde de Narnia) il a découvert que de semblables parallèles doivent être considérées comme des préparations évangéliques.

L’ancien Testament de manière évidente, mais aussi de nombreux mythes païens, préparent notre intelligence et nos cœurs à recevoir le Sauveur.

Aujourd’hui, des gens disent fréquemment que les chrétiens n’ont pas à revendiquer Noël, que de toute manière c’est la fête païenne du « sol invictis », callé sur le solstice d’hiver, jour de naissance du soleil invaincu. Certes cette fête existait bel et bien, mais précisément ces rites païens, nous ne les rejetons pas dans notre tradition catholique. Car nous savons qu’ils s’accomplissent dans le christianisme, en l’occurrence avec le lever du soleil de justice, le Verbe fait chair : le Christ Jésus.

Rendons grâce à Dieu qui nous donne de découvrir les mystères. Pendant cet Avent scrutons les prophètes de l’Ancien Testament, et soyons attentifs à toutes les préparations évangéliques de notre culture post chrétienne, toutes ces semences de la Vérité présentes dans le cœur de nos contemporains, qui crèvent de connaître le Fils né de la Vierge, enfoui non plus sous la paille, mais sous les tonnes de déchet du Noël de la consommation.

Abbé Damien Verley

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  • Dominique Bronner, il y a 4 jours
    Merci cher monsieur l’abbé par vos mots qui nomment... et nous invitent à déblayer notre cœur encombré
    pour en faire une petite crèche prête pour oser y accueillir Jesus à Noël ..
    et l’ y laisser demeurer chaque jour de l’année 🌅🌅🌅
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