Retour La parole de Dieu  
Oraison Lectures Psaume Evangile Méditation

Mt 22, 15-21

Frères et sœurs en Christ, si on lit attentivement les Évangiles, on s'aperçoit que durant la période apostolique de Jésus, relativement courte puisqu'elle n'a duré que 3 ans, l'opposition face à Jésus, venant surtout des autorités religieuses d'Israël (prêtres, grand prêtres, Pharisiens et Scribes) n'a cessé de grandir.

L'épisode que rapporte saint Matthieu aujourd'hui est vraiment dans cette ligne.

Car nous voyons qu'immédiatement avant, les pharisiens se sont réunis et ont tenu conseil pour prendre Jésus au piège en le faisant parler ! Et c'est sans doute dans l'instance du Sanhédrin, le Tribunal religieux de Jérusalem que cela s'est effectué.

Les pharisiens envoient leurs disciples pour prendre Jésus en défaut : Les disciples des pharisiens commencent par faire de grandes salutations à Jésus pour mieux dissimuler leurs intentions.

Maître, nous le savons, tu es toujours vrai, et tu enseignes le chemin de Dieu en vérité. Tu ne te laisses influencer par personne, car ce n'est pas selon l'apparence que tu considères les gens.

Leur salutation, bien qu'hypocrite, est en même temps une reconnaissance fidèle de ce qu'est Jésus en vérité : il dit toujours la vérité, il ne se laisse influencer par personne, et il enseigne le chemin de Dieu.

Est-il permis de payer l'impôt à César ?

Les relations entre le pouvoir politique et le monde religieux, les relations entre l'État et les autorités religieuses sont toujours compliquées. Jésus est toujours respectueux envers les pharisiens et aussi les autorités civiles.

C'est bien un piège qui est tendu à Jésus ce jour-là :

Ou Jésus renonce à sa popularité auprès des foules en affirmant qu'on doit payer l'impôt aux Romains, la puissance occupante, ou bien il prêche la révolte en déclarant qu'il n'est pas permis de le payer.

Le missel de Bayard dit ceci en commentaire :

« Jésus distingue entre le portrait de César et l'inscription qui l'accompagne. L'image est celle de l'Empereur : rendez à l'empereur les honneurs qui lui sont dus, en particulier l'impôt. L'inscription fait de l'empereur un dieu : ne rendez de culte qu'à Dieu. Ainsi la religion n'est pas au service de l'État, comme le disait l'inscription, ni l'État au service de la religion. »

Rendez à César ce qui est à César…. Et donc aussi l'impôt.

Et il est bon de s'en souvenir en notre temps où certains s'emploient à ne pas tout déclarer de leurs avoirs et de leur fortune.

Mais Jésus ajoute aussi : Rendez à Dieu ce qui est à Dieu.

Il n'y a pas de mélange ! Et nous pouvons nous rappeler que dans la Genèse il est dit que Dieu fit l'homme et la femme à son image et ressemblance. Nous appartenons au Seigneur, nous sommes ses fils et ses filles, et donc il nous faut veiller d'abord à rendre gloire à Dieu notre Père de qui nous tenons l'existence, le mouvement et l'être.

Christian Lagarde

  • 18
  • Ajouter un commentaire