Retour Le Saint du jour  

Saint Benoît-Joseph Labre

Verlaine écrit de lui : « Benoît Labre est une gloire immense du 18ème siècle. Quelle pierre d’achoppement pour nos titubantes cervelles d’aujourd’hui ! » C’est vrai qu’elle est impressionnante cette vie de Benoît-Joseph, aîné de quinze frères et sœurs, originaire du Pas-de-Calais, refusé par les couvents de chartreux et les trappistes. Vie de mendicité et d’errance, il va de sanctuaires en pèlerinages. Rome devient son port d’attache et les ruines du Colisée son abri. Quand on l’écoute, ses paroles sont sages et souvent prémonitoires. Les miracles se multiplient sur son passage odorant. Passant ses journées dans les églises, il trouve le moyen de distribuer à d’autres clochards ce qu’on lui donne à manger. Il meurt, à 35 ans, près de l’église Santa Maria ai Monti, le mercredi saint 1783. Il est le patron de tous les vagabonds, des célibataires, des mendiants, des sans-logis, des pèlerins et des personnes inadaptées.

Pensée spirituelle de Benoît-Joseph Labre :
« J’aurais toujours la crainte de Dieu devant les yeux et son amour dans le cœur. »

Courte prière habituelle de Benoît-Joseph Labre :
« Loués soient Jésus et Marie ! »

Avec l’aimable autorisation de Defendente Génolini.

 

Sainte Nadine ou Bernadette

Le nom de Bernadette, l'humble et douce privilégiée de la Vierge Immaculée, est inséparable de celui de Notre-Dame de Lourdes (dont la fête est le 11 février). La Voyante étant plus connue que la sainte religieuse, nous rappellerons de préférence en ce jour, celle que le Pape Pie XI a béatifiée le 14 juin 1925, sous le nom de Soeur Marie-Bernard, de la Congrégation de Nevers.

C'est huit ans après les apparitions que Bernadette arrivait au couvent de Saint-Gildard, le 7 jauillet 1866. On comprend qu'elle y fut un objet de pieuse curiosité, non seulement pour les Sœurs, mais aussi pour les personnes du monde. Toutefois, cette curiosité, quand elle s'en apercevait, ne troublait point son calme et son humilité, tant elle vivait recueillie, tout entière à la pensée de Dieu, de Jésus et de Marie.

Dieu permit que les humiliations ne lui manquassent pas de la part des supérieures. La Sainte Vierge lui avait promis de la rendre heureuse, "non pas en ce monde, mais au Ciel."

Elle eut aussi beaucoup à souffrir des crises d'asthme qui déchiraient sa poitrine. On lui confia successivement les charges d'infirmière et de sacristine. Bientôt, elle n'eut plus qu'un état, celui de victime : victime de pureté, elle avouait ne pas connaître le péché ; victime d'humilité, elle se regardait comme “un balai qu'on met dans un coin”.

Il fallait l'entendre dire : « Marie est si belle que, quand on L'a vue une fois, on voudrait mourir pour La revoir. » Ce bonheur lui arriva le 16 avril 1879. Toute sa vie de religieuse, comme celle de Voyante abonde en traits pleins de charme et d'édification.

(Éditions Magnificat, Mont-Tremblant QC) - Site : magnificat.ca