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Saint Gaston


Gaston est prêtre à Toul, en Lorraine. A cette époque, le roi Clovis, encore païen, rentre chez lui en passant par Toul, après avoir remporté une victoire miraculeuse sur les Alamans, à Tolbiac : Alors que ses troupes succombaient de toutes parts sur le champ de bataille, levant les yeux, il implora le "Dieu de Clotilde", (Sainte Clotilde, son épouse, fêtée le 4 juin), l'assurant qu'il se convertirait s'il obtenait la victoire. Ce qu'il obtint. Pressé d'accomplir son vœu de se convertir, il cherche une personne éclairée pour lui expliquer les mystères de la foi chrétienne. On lui présente Gaston, que Clovis prend avec lui comme compagnon de route et catéchiste. Sur la route, le Seigneur confirme même l'enseignement de Gaston par un miracle. Un aveugle est guéri à Rilly sur Aisne, à quelques kilomètres de Reims. De nombreux témoins parmi les gens de Clovis, émerveillés, décident eux aussi de recevoir l'enseignement de l'Eglise.
A Reims, Clovis est baptisé par Saint Rémi, le 25 décembre 496, et le roi lui recommande son catéchiste, qui est alors rattaché au diocèse de Reims. Gaston fait l'admiration de tous, toujours appliqué à instruire les fidèles, assister les pauvres, les malades, les malheureux, Rémi décide de le sacrer évêque d'Arras (Gaston, ou Vaast, est le saint patron du diocèse d'Arras.
Gaston arrive à Arras où les invasions d'Attila ont laissé un diocèse ravagé. Mais à peine arrive-t-il à l'entrée de la ville que le Seigneur lui donne de guérir un aveugle et un boiteux qui demandaient l'aumône. Les gens l'accueillent comme un envoyé de Dieu. Mais l'état des lieux est désastreux, et Gaston pleure même en voyant la cathédrale en ruine qui sert de logement à un ours. Gaston lui demande de quitter les lieux, et l'ours se laisse apprivoiser. Gaston a beaucoup de travail pour remettre la foi dans ce peuple corrompu par le paganisme les superstitions et les mauvaises mœurs. Mais après avoir retrouvé sous les décombres un autel dédié à la Sainte Vierge, il entreprend de bâtir une église en son honneur et de lui consacrer son diocèse afin d'obtenir son aide. Il a aussi du mal avec Clotaire, fils de Clovis et roi de Soissons, qui a l'habitude de passer des journées entières en orgies scandaleuses. Un jour, invité à l'un de ces débordements, et inspiré par Dieu, Gaston décide de s'y rendre pour faire cesser cela. En entrant dans la salle du festin, il fait un signe de croix, et les amphores remplies de cervoise se brisent ensemble. Clotaire, effrayé, demande ce que cela signifie, et Gaston répond que le démon se cachait dans ces vases pour tromper les hommes par l'ivresse.
Pendant 40 années, sous le regard et la protection bienveillante de Notre Dame, Gaston gouverne magnifiquement son diocèse, et celui de Cambrai, dont Rémi lui confie la charge. Durant une froide nuit d'hiver 540, alors que le givre couvre la terre, les habitants d'Arras voient, pendant 2 heures, comme une colonne lumineuse qui semble sortir de la maison de Gaston. Informé du prodige, Gaston, âgé et épuisé par une vie de service, comprend que cela signifie sa mort prochaine. Il rassemble ses prêtres autour de lui et leur annonce son départ vers le ciel. On raconte qu’au moment où son âme quittait son corps, on entendit un chœur d’anges emplir la maison.
A l'exemple de saint Gaston, confions nos vies à la Sainte Vierge afin que sous sa protection nous puissions avancer sans tomber au milieu des tentations de ce monde. Souvenons nous qu'à Ars, saint Jean-Marie Vianney avait fait ce choix, et qu'un jour, le démon avoua par la bouche d'une possédée que la Sainte Vierge le protégeait trop pour qu'il puisse le faire succomber à ses tentations (cf. Le curé d'Ars, Pensées. ed. X. Mappus. 1995. p 249).


Avec l’aimable autorisation de l’abbé Benoît Jullien de Pommerol.


Saint Paul Miki et ses compagnons martyrs


Sur les traces de saint François Xavier, les pères Jésuites et les frères franciscains avaient profondément enraciné le christianisme dans le sol japonais. Ecoles, paroisses, hospices et léproseries témoignaient de la vigueur de cette jeune Eglise. Mais, à cette date, le Japon est en proie à des bouleversements politiques importants. Le shogun Taïcosama cherche à unifier le pays en limitant l'influence des daïmios locaux. Il veut aussi limiter l'influence des étrangers au Japon. Or le christianisme est une importation étrangère : le shogun s'en prend donc aux chrétiens. En 1587, les missionnaires sont expulsés, le christianisme interdit. Celui-ci s'enfouit et devient clandestin. Dix ans plus tard la persécution reprend de plus belle. En février 1597, vingt-six chrétiens sont arrêtés : des jésuites, des franciscains, des laïcs tertiaires de saint François, des enfants de chœur… Parmi eux, Paul Miki, premier jésuite japonais et prédicateur passionné. On les promène de ville en ville, pour l'exemple, pour dissuader ceux qui seraient tentés d'embrasser la religion interdite. Torturés, les martyrs continuent à prêcher et à chanter pendant leurs supplices avant de finir crucifiés sur une colline proche de Nagasaki, face à l'Occident, comme pour narguer cet horizon d'où venait le christianisme.


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