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Saint Guénolé

Dans sa vie comme dans les grâces qu’on lui demande, l’exigence de Guénolé est grande. Pour obtenir de lui quelque bienfait, il faut faire trois pèlerinages pendant trois lundis, trois mardis et trois mercredis consécutifs. Le roi Gradlon qui régnait sur Ys et Quimper, au temps où les Bretons quittaient leur île pour gagner l’Armorique, avait fait les frais de cette sévérité. Venu avec des cadeaux auprès de Guénolé, ce dernier le renvoie en disant : « Tes cadeaux je n’en veux pas. Je sais ton cœur plein de férocité et de violence. Humilie-toi devant Dieu. » Le roi fut touché par une telle franchise et se convertit. Guénolé, dernier fils de sainte Alba et de saint Fragan, exilés de Grande-Bretagne, est confié à neuf ans, comme ses frères, au moine Budoc, non loin de Brehat. Sa sainteté, son intelligence et ses miracles sont impressionnants. A 21 ans, à la suite d’une vision de saint Patrick, Guénolé fonde une abbaye à Landévennec, où aujourd’hui encore les moines prient et travaillent. Guénolé annonce sa mort, chante la messe et l’office et s’éteint le 3 mars 532.

Pensée spirituelle:

« Il n’est pas possible d’accomplir aucune œuvre valable, si l’orgueil, source de tous les vices, règne en maître. » (Honorius de Bobbio, 7ème siècle).

Courte prière d’un moine irlandais au siècle de Guénolé :

« Dieu, veuille m’éveiller du sommeil de mon indolence ! » (Saint Colomban).

Avec l’aimable autorisation de Defendente Génolini.