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Saint Gontran

Quel drôle de saint ! Pratiquement jusqu’à la fin de son existence, Gontran est partagé entre sa vie morale dissolue et sa foi. Ce Mérovingien, petit-fils de Clovis, roi d’Orléans et de Bourgogne, commence son règne en répudiant sa première femme et tuant son médecin. Puis il court d’une servante à l’autre, en épouse trois mais ses enfants meurent en bas âge. Sans descendance, il adopte son neveu. Tracassé par le salut éternel, il fait d’énormes pénitences, dote les monastères de vastes territoires et soutient les pauvres de son royaume dans les temps d’épidémies, lors de tremblements de terre et d’inondations. Il s’impose des veilles, des jeûnes et de larges aumônes. Ses actes sont suivis de miracles. On l’appelle « le bon roi Gontran ». Saint Grégoire de Tours écrit même « qu’on le prendrait pour un prêtre autant que pour un roi ». Il meurt à Chalon-sur-Saône en 593.

Pensée spirituelle de Gontran lors de la peste de 580 :
« Je m’offre en victime pour le bien de mon peuple. »

Courte prière :
« Seigneur, faites que toute notre vie, sur toutes nos routes, vous soyez le compagnon de nos vagabondages. » (Recueillie par D. Oury)

Avec l’aimable autorisation de Defendente Génolini.