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Bienheureuse Sandrine

Elle qui vécut très pauvrement est riche en prénoms : Sandrine, Sandra, Sandie ou encore Alexandrine. Mais qui est « elle » ? Puisqu’elles sont en réalité deux ! La bienheureuse Sandrine, religieuse clarisse, fonde à Foligno un monastère selon les exigences de pauvreté de sainte Claire et meurt le 2 avril 1458. Fêtée deux mois avant, Alexandrina Ricci perd sa maman très tôt. Elle est élevée par sa tante au couvent de Monticelli, puis par son oncle Timoteo au couvent des dominicaines de Prato. À 14 ans elle prend le voile dans cette communauté sous le nom de Caterina. Elle est si parfaite dans la vie conventuelle qu’elle devient prieure à 25 ans. Elle le reste pendant quarante-deux ans, possédant l’esprit de prophétie et le don des miracles. Quand elle meurt, le 2 février 1589, tous les assistants entendent le chant des anges s’élever dans la cellule où elle repose.

Pensée spirituelle de saint François d’Assise :
« Un homme vaut réellement ce qu’il vaut aux yeux de Dieu, et rien de plus. »

Courte prière de sainte Claire :
« Qui te sert, ô Très-Haut, ne craint rien. »

 

Saint François de Paule

Ermite, fondateur de l'ordre des Minimes (†1507). Considéré par ses parents comme l'enfant d'un miracle accompli par le Poverello, Saint François d’Assise, il en reçut le prénom. François Martotelli est né dans le villa de Paola en Calabre d'où son nom. Tout jeune, il entre chez les Cordeliers (une branche de la famille franciscaine). Il s'y distingue bien vite par des grâces exceptionnelles, comme de se retrouver en deux endroits en même temps. Après un pèlerinage, il se retire dans une grotte à quelque distance du couvent. D'autres solitaires le rejoignent : ils deviendront en 1460, l'Ordre des Minimes, religieux voués à l'humilité superlative. François continue bonnement ses humbles excentricités : on dit qu'il traversa le détroit de Messine en marchant sur la mer. Sur injonction du Pape Sixte IV, il se rend à Plessis-lès-Tours, au chevet du roi de France Louis XI. Après le décès du monarque, le fondateur va rester un quart de siècle à la cour de France. Affectueusement surnommé "le bonhomme" par le peuple qui le vénère, ce simple frère-laïc bénit inlassablement cierges et chapelets. Pourtant il gouverne à merveille la vie spirituelle des prêtres, évêques et rois.

Avec l’aimable autorisation de Defendente Génolini.