Retour Le Saint du jour  

Sainte Catherine de Sienne.

Née à Sienne en 1347 dans une famille qui comptera 24 enfants, elle écoute chaque soir, durant la veillée, une lecture de la vie des saints, ce qui lui donne envie de suivre leur exemple.
À 7 ans, elle se promet à Jésus pour être sa fiancée. À 12 ans, alors que ses parents commencent à penser à son mariage, elle coupe ses cheveux, et se recouvre la tête d'un voile pour bien montrer qu'elle veut devenir religieuse. Sa maman enlève le voile et dit : « Les cheveux repousseront, et vous aurez un mari ! » Pour la décourager, on lui supprime sa chambre, on lui impose toutes les tâches des servantes. Catherine ne fait pas attention à la malveillance, et se console en s'imaginant qu'elle est comme au service de la Sainte Famille de Nazareth. Une nuit, en rêve, elle voit Saint Dominique qui l'assure qu'un jour elle porterait l'habit des dominicaines. Elle insiste auprès de ses parents disant que rien ne le fera changer d'avis. Son papa, ne voulant pas s'opposer à la volonté de Dieu, cède et demande qu'on laisse sa fille « servir son Époux en paix ». Enfin, Catherine peut revêtir l'habit de religieuse.

Au début, le démon lui met dans la tête des tentations terribles pour la décourager, mais Catherine sort victorieuse par l'invocation du nom de Jésus. Il lui apparaît sur sa croix, couvert de blessures. Elle lui demande :

–  Bon et doux Jésus, où étiez-vous tandis que mon âme était en proie à de tels tourments ?
– J'étais dans ton cœur Catherine, car je ne m'éloigne jamais que de ceux qui les premiers s'éloignent de moi.
–  Eh quoi Seigneur, dans mon cœur, au milieu de toutes ces tentations et visions impures ?
–  Mais ces tentations, te causaient-elles de la joie ou de la peine ?
–  Ah ! j'en avais horreur, et elles me déplaisaient affreusement.
 Et pourquoi en était-il ainsi ? Crois-tu que si je n'eusse pas été dans ton âme et n'avais pas fermé toutes les portes de cet asile, ces mauvaises images n'y auraient pas pénétré ? J'étais dans ton cœur, de même que j'étais sur la croix, souffrant, et cependant heureux. Dorénavant j'aurai avec toi une plus grande intimité et te visiterai plus souvent.

Pendant 3 ans, retirée du monde, Catherine va apprendre à lire pour chanter les louanges de Dieu et mieux connaître la vie des saints. Jésus lui demande ensuite d'aller dans le monde pour y répandre la charité, et Il lui met un anneau d'or au doigt pour ne jamais qu'elle oublie à qui elle s'est donnée.

La vie de Catherine change, elle s'occupe sans cesse des pauvres, des malades, des lépreux, et surtout, elle veut soigner les âmes blessées. Elle parle sur les places des villages, devant des foules, explique les écritures, donne des conseils, prie, et beaucoup se convertissent. Certains la traitent d'hypocrite, veulent l'empêcher de parler, mais elle continue en se confiant à Jésus.

Elle arrive même à réconcilier des familles ennemies depuis des années. Elle explique que celui qui reste dans une haine mortelle se hait plus que son ennemi, car il se refuse à lui même d'être en paix. On l'appelle “l'ange de la réconciliation”.  Quand son père meurt, elle obtient, agenouillée au pied du lit, qu'il aille au ciel sans passer par le purgatoire.

Catherine a aussi beaucoup travaillé pour la paix dans l’Église ; c'est elle qui obtient du pape qu'il quitte Avignon et retourne à Rome, et elle organise une croisade contre les infidèles. Elle offre la fin de sa vie pour l’Église, voulant terminer dans les larmes et les veilles, continuant toujours à prier pour que l’Église trouve la paix. Souffrant beaucoup de tout cela, elle ne peut plus s'alimenter, et ne reçoit que le Saint Sacrement comme nourriture.

Catherine raconte qu'un jour, elle était tellement heureuse de recevoir la communion que l'hostie s'élança de la main du prêtre quand il l'approcha de sa bouche, réalisant ainsi la joie que Jésus avait de venir dans son âme. Elle meurt le 29 avril 1380.

Avec l’aimable autorisation de l’abbé Jullien de Pommerol