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Sainte Jeanne d’Arc

Arrêtons-nous sur trois de ses paroles dont l’inspiration surnaturelle garantit l’éternelle actualité.

« Messire Dieu premier servi ».
Jeanne n’a jamais eu d’autre intention que celle de servir Dieu. Cette humble jeune fille, tout à coup propulsée dans les plus hautes affaires de l’État, aurait pu s’enorgueillir. Ce qui l’a préservée des périls de la vanité, c’est son intention droite. Aucune de ses grandes décisions n’était prise sans le préalable de la prière, afin que tout soit rapporté à Dieu, à sa volonté et à sa gloire. À nous d’examiner plus souvent nos intentions, les mobiles profonds de nos paroles et de nos actes, même les plus infimes. Examinons aussi l’ordre de nos priorités, et reconnaissons que nous laissons souvent le bon Dieu en bout de table, avec les restes… Dieu ? Oui, quand on a le temps, quand on y  pense, quand il ne bouscule pas trop notre confort, notre réputation…

« Les hommes mènent la bataille, mais c’est Dieu qui donne la victoire »
Croire en Dieu, ce n’est pas vivre dans l’irresponsabilité, en attendant que Dieu fasse tout à ma place. La sainteté n’est pas une rêverie éveillée, l’attente d’une perfection improbable qui viendrait sans effort. Bien sûr, c’est la grâce qui sauve, mais la grâce réclame d’être accueillie par une bonne volonté. Dieu nous fait l’honneur de participer à notre propre salut et à celui de nos frères, parce qu’il nous a rendu dignes de travailler avec Lui à Sa vigne. Au milieu de toutes les luttes qui émaillent ma vie concrète, est-ce que je pense à la lutte spirituelle ? Y apporté-je tout le soin d’un stratège qui veut remporter une victoire ? Le salut de mon âme, son progrès dans l’amitié divine sont-ils des préoccupations concrètes ?

« Si j’y suis, que Dieu m’y garde, si je n’y suis pas, que Dieu m’y mette ».
Admirable réponse de Jeanne à ses juges qui l’interrogeaient pour savoir si elle était en état de grâce. Avons-nous la préoccupation de l’état de grâce, c’est-à-dire du bon entretien de la vie divine en nous ? La grâce, c’est le don de la vie même de Dieu à l’intime de notre âme, c’est le don du baptême qui nous rend divinae naturae consortes, c’est-à-dire participants à la nature de Dieu. Jeanne avait horreur du péché : elle prenait soin de chasser les « ribaudes » loin de la troupe et exhortait la rude soldatesque à ne pas commencer le combat sans s’être d’abord confessée. Elle n’a jamais dégainé son épée pour frapper quelque ennemi. En revanche, elle déployait sans doute la même énergie à chasser le péché de sa vie qu’elle n’en mettait à « bouter l’Anglois » hors de France. Demandons à saint Jeanne cette attention à la santé de l’âme et la promptitude à recourir souvent à la confession, pour retrouver la grâce perdue, et à l’Eucharistie pour être toujours mieux assimilé au Christ vivant.

Avec l’aimable autorisation de l’abbé Pierre-Nicolas Chapeau

 

Saint Ferdinand III

Né en 1198 et mort en 1252, roi de Castille et de Léon, cousin du roi saint Louis. Il libéra Cordoue et Séville occupées par les Maures depuis cinq siècles et y planta la Croix du Christ. Il fonde l'université de Salamanque et construit la cathédrale de Burgos. Il est canonisé en 1671.

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