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Saint Norbert

Qui est passé par la Provence connaît l’élixir du père Gaucher, cette boisson de 43 degrés, fabriqué à l’abbaye des prémontrés de Frigolet, selon le conte d’Alphonse Daudet. Norbert est le fondateur de ces prémontrés qui suivent la règle de saint Augustin.

Vie licencieuse, mondanités excessives, telle est la vie du sous-diacre Norbert. Il vit à la cour de l’archevêque de Cologne. À 33 ans, il se convertit radicalement. Il entre au monastère bénédictin de Siegburg, où il mène une vie austère. Il devient prêtre. Les chanoines de Cologne, qui critiquaient sa vie mondaine, ne supportent pas ses appels répétés à la pénitence. Norbert part pour le sud de la France, au couvent de Saint-Gilles. Le pape Gélase II, alors en exil, l’engage à prêcher le plus loin possible.

Des foules viennent l’écouter, des disciples se joignent à lui. Il se fixe avec eux dans le val de Prémontré, près de Laon, et fonde une communauté. Ses chanoines sillonnent l’Europe. Il meurt à Magdebourg le 6 juin 1134, à 54 ans. Ses reliques sont aujourd’hui au monastère de Strahor, en Bohême. Son ordre compte, à sa mort, 100 monastères dans 29 provinces.

Pensée spirituelle de saint Norbert :
« C’est à l’autel qu’on montre sa foi et son amour de Dieu. »

Courte prière de saint Norbert lors de sa conversion :
« Seigneur, que demandez-vous de moi  ? »

Avec l’aimable autorisation de Defendente Génolini

 

 

Saint Claude

Saint Claude illustra par ses vertus la partie orientale de la Bourgogne, connue sous le nom de Franche-Comté. Il naquit à Salins vers 607, d'une illustre famille romaine.

Dès l'âge de sept ans, il fut confié à des maîtres habiles qui lui enseignèrent en même temps les leçons de la science humaine, de la foi et de la piété. Il se plaisait beaucoup dans la lecture des Livres Saints, des Actes des Martyrs, de la Vie des saints et des sermons des Pères et des Docteurs de l'Église ; aussi, jeune encore, devint-il fort instruit.

Tous les jours on le voyait assister à la Messe ; il passait à l'église la plus grande partie des dimanches et des fêtes ; il ne se plaisait que dans la compagnie des personnes sérieuses et édifiantes : c'étaient des indices d'une vocation spéciale. Pourtant Claude exerça le métier des armes jusqu'à vingt ans, et ce n'est qu'alors qu'il entra dans la sainte milice.

Il fut le modèle des chanoines de la cathédrale de Besançon ; sa vie était celle d'un austère religieux. Ce n'était pas encore assez pour sa grande âme ; il se retira, douze ans plus tard, dans un couvent ; là, il ne vivait que de racines, reposait sur un dur grabat, n'aimait que la prière. Cinq ans après, il est abbé de son monastère.

Ce n'est qu'à l'âge de soixante-dix-huit ans qu'il est élu, malgré ses larmes, archevêque de Besançon. Son épiscopat dura sept années, pendant lesquelles il s'acquitta aussi parfaitement que possible de tous les devoirs d'un pasteur.

Les sermons du saint vieillard avaient tant de force, qu'ils arrachaient les âmes du vice, inspiraient la vertu et furent une cause du renouvellement de la foi et des mœurs dans son diocèse. Il profitait de ses visites pastorales pour exercer les œuvres de miséricorde corporelle en même temps que les œuvres de miséricorde spirituelle, visitant les malades, assistant les pauvres et ne refusant à personne un conseil ou une consolation.

Son grand âge le porta à retourner dans son monastère, à l'âge de quatre-vingt-cinq ans, et il gouverna ses religieux pendant plusieurs années encore. Après trois jours de maladie, il réunit ses frères, leur adressa une touchante exhortation, leur donna le baiser de paix et s'endormit doucement dans le Seigneur, à l'âge d'environ quatre-vingt-douze ans.

(Éditions Magnificat, Mont-Tremblant QC) - Site : magnificat.ca