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Saint Hervé

Hyvarnion, pieux et chaste, quitte la cour du roi Childebert pour trouver un ermitage en Armorique. Un ange lui apparaît et lui ordonne d’épouser la jeune et pure Rivanone, qu’il rencontrera bientôt. Ainsi fut fait. De leur union naît Hervé. Il est aveugle.

Une fois orphelin, il est confié à son oncle saint Urfol près de Plouvien. Toujours accompagné du jeune guide Guiharan, il parcourt landes et forêts avec les frères, succédant à son oncle à la tête de la communauté, alors qu’il ne fut jamais ordonné prêtre. Il se fixa à Lanhouarneau où il mourut, participa au concile de Méné Bré qui excommunia le terrible chef de Carhaix, Conomor.

Brest, Nantes et Rennes se partagent ses reliques. Il est le patron des chanteurs, des chevaux, invoqué pour les maladies des yeux, la guérison des peurs, des angoisses et de la dépression nerveuse, pour repousser les démons.

Cantique du Paradis de Saint Hervé :
« Jésus, qui vit aux cieux et règne près de Dieu, j’attends ton paradis car tu me l’as promis. J’irai vers ta clarté ô Christ ressuscité. Je crois que ton regard ne peut me décevoir. Plus d’ombre, plus de pleurs, ni larmes, ni douleurs, Jésus, car près de toi tout n’est que paix, que joie ! Qu’à l’heure de ma mort ta voix me dise encore : Ami, dès aujourd’hui viens dans mon Paradis. »

Avec l’aimable autorisation de Defendente Génolini

 

Sainte Émilie de Vialar

La sève missionnaire qui animait les chrétiens de Marseille en ce milieu du 19ème siècle allait trouver une nouvelle congrégation à nourrir, à l'initiative d'une fille du Tarn, comme le Père Barthès : Émilie, née à Gaillac en 1797, dans une famille aristocratique...
Elle se consacre aux pauvres qu’elle reçoit dans sa maison, entraînant quelques compagnes dans une véritable organisation de la charité. C’est avec elles qu’en 1832 elle inaugure à Gaillac une nouvelle forme de vie religieuse au service de toutes les misères et pour l’instruction des jeunes filles. Avec le soutien de l’archevêque d’Albi, François-Marie de Gualy, l’institut de Saint-Joseph de l’Apparition va prendre un tel essor qu’il se répandra, en quelques années, sur tous les continents... En 1951, l’Église la proclame sainte et son corps, transféré à Gaillac en 1972, est offert à la vénération des chrétiens de la terre qui l’a vue naître. On ne peut célébrer sa mémoire le jour de sa naissance au ciel, fête de l’apôtre saint Barthélemy ; elle a été béatifiée le 18 juin 1939, qui était alors la fête de saint Éphrem ; si l’on a choisi la veille de ce jour, c’est sans doute pour ne pas priver les sœurs, nombreuses au Moyen-Orient, de la célébration du grand Docteur syrien.

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