Retour Le Saint du jour  

Saint Maxence

Venu d'Agde, il fut attiré par la renommée de saint Hilaire à Poitiers et entra au monastère dirigé par saint Agapit. Il en devint l'abbé à son tour, et la localité comme le monastère portent désormais son nom.

Estimé du roi Clovis, il meurt en 515. Dans l'ancien diocèse de Poitiers, une abbaye, trois prieurés, une chapelle et neuf églises paroissiales étaient dédiées à saint Maixent.

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Saint Anthelme

Au désespoir de l’évêque de Belley dont il est secrétaire, le jeune prêtre Anthelme décide de se retirer à la chartreuse de Portes-en-Bugey. La Grande Chartreuse apprend son entrée dans cette succursale et saisit qu’elle doit le faire venir en Dauphiné. Deux ans après, il est élu prieur. Bientôt, le pape Alexandre III en fait l’évêque de Belley et vient lui-même l’ordonner à Bourges. Par la Bulle d’or, l’empereur Frédéric Barberousse lui donne le titre de Prince d’empire, ce qui ouvre un conflit l’opposant au comte Hubert de Maurienne, qui pourtant viendra reconnaître son erreur. Devant l’opposition, Anthelme retourne à la Grande Chartreuse. Le pape, sur l’insistance des chrétiens de Belley, lui ordonne de « rentrer dans sa cathédrale ». Il meurt à la Grande Chartreuse le 26 juin 1178. On lui fait des funérailles triomphales.

Pensée spirituelle de Guigues II, prieur de Chartreuse à la mort d’Anthelme :
« La prière est l’élévation du cœur vers Dieu pour éloigner le mal et obtenir le bien. »

Courte prière de Guigues II :
« Ô Dieu, donnez des arrhes sur l’héritage promis, au moins une goutte de céleste rosée pour étancher ma soif, car je brûle d’amour, Seigneur. »

Avec l’aimable autorisation de Defendente Génolini

 

Saint Josémaria

Josémaria Escrivá de Balaguer est né à Barbastro (Espagne) le 9 janvier 1902, second de six enfants, dont trois filles qui meurent en bas âge. Ses parents, fervents catholiques, le font baptiser quatre jours plus tard.

En 1914, ruinée, la famille déménage à Logroño. C’est là, pendant les vacances de Noël de 1917, qu’il aperçoit les traces de pas d’un carme qui marchait pieds nus dans la neige. « Si d’autres font tant de sacrifices par amour de Dieu et du prochain, ne serais-je pas capable de lui offrir quelque chose ? » Une inquiétude divine pointe alors dans son cœur : « Je commençai à pressentir l’Amour, à me rendre compte que le cœur me demandait quelque chose de grand, qui relevait de lordre de l’amour. » Sans savoir encore avec précision ce que Dieu lui demande, il décide de devenir prêtre, pensant ainsi qu’il sera plus disponible pour accomplir la volonté divine.

Il entame des études ecclésiastiques au séminaire de Logroño, puis à celui de Saragosse, où il poursuit des études de droit, sur le conseil de son père et avec l’accord de ses supérieurs ecclésiastiques.

« Je priais, je priais. Je ne cessais de répéter : Domine, ut sit ! Domine, ut videam ! comme le pauvre aveugle de l’Évangile : Seigneur, que je voie ! Seigneur, que cela soit !

En avril 1927, avec l’agrément de son archevêque, il s’installe à Madrid pour préparer un doctorat en droit civil. Son élan apostolique le met vite en contact avec des gens de tout bord : étudiants, artistes, ouvriers, intellectuels, prêtres. Et il se dépense sans relâche au service des enfants, des malades et des pauvres des bidonvilles.

C’est le 2 octobre 1928 que naît l’Opus Dei. Pendant une retraite spirituelle, il médite des notes prises les années précédentes quand, soudain, il voit — c’est le terme qu’il emploiera pour décrire son expérience de fondateur — la mission que le Seigneur veut lui confier : ouvrir dans l’Église un nouveau chemin à caractère de vocation, destiné à répandre la recherche de la sainteté et la réalisation de l’apostolat à partir de la sanctification du travail ordinaire, en plein dans le monde, sans changer d’état. Quelques mois plus tard, le 14 février 1930, le Seigneur lui fait comprendre que l’Opus Dei doit aussi s’étendre aux femmes.

En 1943, il reçoit une nouvelle grâce à caractère de fondation pendant qu’il célèbre la sainte messe : la Société sacerdotale de la Sainte-Croix voit le jour dans l’Opus Dei. Les prêtres qui proviennent des fidèles laïcs de l’Opus Dei pourront y être incardinés et des prêtres diocésains pourront faire aussi partie de la Société sacerdotale de la Sainte-Croix, sans que cela affecte leur appartenance au clergé de leur diocèse respectif.

En 1946, il s’installe à Rome, afin d’y préparer la reconnaissance pontificale de l’Opus Dei. Pie XII et Jean XXIII lui montrent leur affection et leur estime ; Paul VI qualifie en 1964 l’Opus Dei « d’expression vivante de la jeunesse pérenne de l’Église. »

Les dernières années de sa vie, le fondateur de l’Opus Dei entreprend des voyages de catéchèse dans de nombreux pays d’Europe et d’Amérique latine : il y parle de Dieu, des sacrements, des dévotions chrétiennes, de la sanctification du travail, d’amour de l’Église et du pape. Le 28 mars 1975, il célèbre son jubilé sacerdotal, et le 26 juin 1975, à midi, il décède dans la pièce où il travaille, des suites d’un arrêt cardiaque, aux pieds d’un tableau de la très Sainte Vierge qui a reçu son dernier regard.

À ce moment-là, l’Opus Dei est présent dans les cinq continents, et compte plus de 60 000 fidèles, de 80 nationalités. Les ouvrages spirituels de Josémaria Escriva (Chemin, Saint Rosaire, Entretiens avec monseigneur Escriva, Quand le Christ passe, Amis de Dieu, Aimer l’Église, Chemin de Croix, Sillon, Forge) sont diffusés à des millions d’exemplaires.

Le 21 septembre 2001, la congrégation pour les causes des saints, confirme, à l’unanimité, le caractère miraculeux d’une guérison et son attribution au bienheureux Josémaria, ouvrant ainsi le pas à sa canonisation que Jean-Paul II prononce le 6 octobre 2002