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Sainte Élisabeth de Portugal

Sainte Élisabeth reçut ce nom à son Baptême, en souvenir de sainte Élisabeth de Hongrie, sa tante. À l'âge de huit ans, elle récitait chaque jour l'office divin et conserva cette pratique jusqu'à sa mort ; elle méprisait le luxe, fuyait les divertissements, soulageait les pauvres, multipliait ses jeûnes et menait une vie vraiment céleste. Toutes les œuvres de piété d'Élisabeth étaient accompagnées de larmes que l'amour faisait monter de son cœur à ses yeux. Le temps que ses exercices religieux lui laissaient libre, elle aimait à l'employer à l'ornementation des autels ou aux vêtements des pauvres.

Élevée sur le trône de Portugal par son mariage avec Denys, roi de ce pays, elle fut d'une patience remarquable dans les épreuves qu'elle eut souvent à subir de la part de son mari, et ne lui montra jamais, en échange de ses procédés injustes, qu'une amabilité croissante, une douceur toute affectueuse et un dévouement sans bornes, qui finirent par triompher de ce cœur rebelle. Élisabeth est célèbre par le don que lui fit le Ciel de rétablir la paix entre les princes et les peuples.

Peu de Saintes ont montré tant de charité pour les membres souffrants de Jésus-Christ ; jamais aucun pauvre ne partait du palais sans avoir rien reçu ; les monastères qu'elle savait dans le besoin recevaient abondamment le secours de ses aumônes ; elle prenait les orphelins sous sa protection, dotait les jeunes filles indigentes, servait elle-même les malades.

Tous les vendredis de Carême, elle lavait les pieds à treize pauvres, et après les leur avoir baisés humblement, elle les faisait revêtir d'habits neufs. Le Jeudi saint, elle remplissait le même office près de treize femmes pauvres. Or, un jour qu'elle lavait les pieds à ces pauvres, il se trouva dans le nombre une femme qui avait au pied une plaie dont la mauvaise odeur était insupportable : la reine, malgré toutes les répugnances de la nature, prit ce pied infect, en pansa l'ulcère, le lava, l'essuya, le baisa et le guérit. Même miracle arriva en faveur d'un pauvre lépreux.

Un jour qu'elle portait dans les pans de sa robe de l'argent pour les pauvres, son mari lui demanda à voir ce qu'elle portait, et il fut émerveillé d'y voir des roses hors de saison. Après la mort du roi, elle voulait se retirer chez les Clarisses, mais on lui fit observer qu'elle ferait une meilleure œuvre en continuant ses libéralités. Enfin, après une vie toute d'œuvres héroïques, elle mourut en saluant la Très Sainte Vierge, qui lui apparut, accompagnée de sainte Claire et de quelques autres saintes.

(Éditions Magnificat, Mont-Tremblant QC) - Site : magnificat.ca

 

Saint Florent

Nous ne savons presque rien de notre Florent, qui fut, au 5ème siècle, le premier évêque de Cahors. Mais la notoriété de saint Paulin de Nole lui vaudra la sienne. Paulin lui écrit en 405 pour le remercier de la lettre qu’il lui a envoyée et lui dit que « le sel apostolique dont elle est assaisonnée fait voir la force et la vigueur de la grâce que Dieu a répandue dans ton âme, comme la douceur de tes paroles, montre combien le Seigneur est doux en toi. Tu as mérité de devenir pasteur en pratiquant la douceur de la brebis et l’innocence de l’agneau. Ton âme est très sublime parce que tu as un cœur humble et que tu t’acquittes tous les jours de la pêche spirituelle pour laquelle Dieu t’a appelé à la fonction et à la grâce des apôtres. » Bel et unique éloge pour un jeune évêque.

Pensée d’Élisabeth du Portugal :
« Je ne puis entendre les gémissements de tant de pauvres mères de famille, les voix des petits enfants, les larmes des vieillards sans employer les biens que Dieu m’a donnés, à subvenir à tous ces besoins. »

Avec l’aimable autorisation de Defendente Génolini.