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Saint Augustin Zhao Rong

Zhao Rong est originaire du Si-chuan. De famille païenne, il s'enrôle comme soldat à l'âge de 20 ans. En 1785, il se trouve être de l'escorte qui accompagne à Pékin des prisonniers chrétiens dont le Père Dufresse. De retour dans son canton de Wuchuan, il est témoin d'une nouvelle persécution de chrétiens. Parmi les prisonniers, il rencontre le Père Martin Moye (béatifié en 1954) qui le bouleverse par sa charité, sa prière et la force de sa catéchèse. Il l'accompagne à sa sortie de prison.

Le Père Moye le baptise le jour de la fête de Saint Augustin, il a alors 30 ans. Les cinq années qui suivent sont pour lui une sorte de séminaire sur le terrain. Un prêtre chinois qui le guide le recommande au Vicaire apostolique, Mgr Pottier, qui l'ordonne prêtre à l'âge de 35 ans.

Augustin remplit son ministère avec méthode et patience. Remarquant son courage et ses capacités, Mgr Pottier l'envoie défricher une mission difficile chez une minorité Lolo du Yunnan. Lors de la persécution de l'empereur Jiaqing, il est découvert alors qu'il porte les sacrements à un malade. Il est conduit à Cheng-du, la capitale provinciale. Le magistrat le traite durement, tournant sa foi en dérision. On lui applique 60 coups de bambou sur les chevilles, puis 80 soufflets avec la semelle de cuir. Il meurt en prison quelques jours plus tard, le 27 janvier 1815.

Augustin Zhao Rong est le premier prêtre chinois à avoir été martyrisé. C'est la raison qui le fait nommer en tête de la liste des 120 martyrs de Chine canonisés le 1er octobre 2000. Le protomartyr de Chine est le Père dominicain espagnol François Fernandes de Capillas, mort en 1648.

 

Sainte Amandine

« La vierge européenne qui rit toujours ». Les Chinois appellent ainsi cette jeune religieuse. Née Pauline Jeuris, en Belgique, en 1872, dans une famille pieuse de sept enfants, elle rejoint l’Institut des franciscaines missionnaires de Marie, à 23 ans, et prend le nom de Marie-Amandine.

Infirmière à Marseille, elle est envoyée en Chine, au service d’un hôpital et d’un orphelinat. Elle y arrive à l’époque de la guerre des Boxers et de la violence contre les chrétiens. Cette répression fera 20 000 martyrs en deux mois, 120 seront canonisés par Jean-Paul II, dont sainte Amandine, qui a 28 ans. Après leur incarcération, prêtres, séminaristes, orphelines et personnel de service écoutent leur évêque annoncer : « L’heure de la mort est venue, je vais vous donner l’absolution » Les religieuses chantent le Te deum. C’est alors la ruée et le massacre. Amandine est décapitée le 9 juillet 1900 avec toute sa communauté, juste un an après son arrivée en Chine.

Courte prière :
« Je vous offre, Seigneur, ce que j’ai, tout ce que je suis et tout ce que je ferai. J’accepte déjà dès à présent toutes les croix et les afflictions. » (Jean-Martin Moyë, missionnaire en Chine au 18ème siècle)

Pensée spirituelle :
« J’espère qu’au moment où il faudra aller, la force de Dieu aidera ma faiblesse, et la lumière de sa grâce mon inexpérience. » (Théophane Vénard, martyr au Tonkin en 1860)

Avec l’aimable autorisation de Defendente Génolini.