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Saint Césaire d’Arles

Césaire naquit sur le territoire de Chalon-sur-Saône dans une famille gallo-romaine chrétienne. À dix-huit ans, il devint clerc à Chalon. Deux ans après, il se fit moine dans l'île de Lérins. Bientôt, on le nomma économe, mais son administration rigoureuse suscita de telles réclamations qu'il fut destitué.

Il se livra alors avec ardeur au travail, à la prière, au jeûne, et en tomba malade. On l'envoya se soigner chez le sénateur Firminus à Arles. Dans cette ville, il rencontra des personnages cultivés. L'évêque Éone l'agrégea à son clergé et lui confia la direction d'un monastère voisin.

Trois ans après, Césaire fut élu évêque (503). Il gouverna son diocèse pendant quarante ans et marqua profondément l'Église des Gaules, assez bouleversée par les invasions. Il tint tête aux envahisseurs, mais agit plus encore dans les conciles des évêques de Provence, qu'il présida à Arles (524), à Carpentras (527), à Orange et à Vaison (529), à Marseille (533).

C'est au concile d'Orange que furent précisés le dogme du péché originel et la nécessité de la grâce pour les débuts de l'acte de foi, le désir de salut et la prière. Et le concile affirma que tous les baptisés avaient la possibilité d'accomplir, avec la coopération de Dieu, ce qui était nécessaire au salut de leur âme. Cette doctrine, fidèle à saint Augustin, avait adouci les aspects les plus rudes des exposés de celui-ci. Les canons du 2ème concile d'Orange eurent l'honneur de devenir une règle de foi universelle.

Césaire prêchait beaucoup et répandait volontiers des copies de ses sermons pour aider les évêques et les prêtres en leur traçant des règles morales sûres. Il écrivit deux règles monastiques : l'une pour les moines, l'autre pour les moniales ; cette dernière obtint un grand succès en Gaule. Pratique avant tout, Césaire ne s'attardait guère aux considérations dogmatiques. Il utilisait sans crainte les œuvres de ses grands devanciers. Son influence s'exerça surtout sur le clergé et peu sur les lettrés, qui ne connurent guère son œuvre que sous des attributions inexactes, en particulier sous le nom de saint Augustin, auquel il avait beaucoup emprunté.

En 513, Césaire avait été nommé par le pape Symmaque vicaire du Saint-Siège en Gaule, titre qui lui permit d'exercer une véritable autorité. Il mourut le 27 août 543, mais sa fête est fixée au 26 août dans les églises de France.

 

Sainte Natacha

Son époux Adrien, soldat romain, s’était converti à Nicomédie (aujourd’hui Izmir en Turquie) après avoir assisté à la mort des martyrs. Il sera, à son tour, martyrisé avec 26 compagnons en l’an 300.

La tradition raconte qu’en prison il donna à son gardien sa bague en or. En échange, Natacha pourrait venir le voir dans son cachot. Sept jours de suite elle vint soigner les blessures d’Adrien et de ses compagnons, lavant les plaies, appliquant les onguents, soutenant leur courage. 

L’entrée lui fut finalement interdite. Elle se déguisa en colporteur et arriva à la prison à l’instant où la mise à mort commençait. Réunissant quelques amies, elle vient reprendre les corps, les embarquent pour Argiropolis afin de leur donner une sépulture digne.

Elle était restés à Nicomédie et attira l’attention d’un officier romain qui la demande en mariage. Affolée, elle quitte Nicomédie pour Argiropolis, mais tous ces événements l’avaient épuisée. Adrien lui apparut et lui annonça qu’elle allait le rejoindre sans tarder. La nuit même elle meurt, probablement en 330.

Ses reliques furent apportées avec celles de saint Adrien, en 1110, au monastère de Géraardsbergen, en Belgique.