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Sainte Sabine

Deux Sabine sont célébrées aujourd’hui. La première est une martyre d’Ombrie en l’an 126. Sabine héberge chez elle Sérapie, vierge d’Antioche qu’un juge veut violer et qui la fait décapiter le 29 juillet. Sabine l’ensevelit. Un mois plus tard, le 29 août, elle est martyrisée. Le récit de leur martyre se transposera à Rome.

La deuxième Sabine est un exemple d’affection d’une sœur envers son frère. Nous sommes en 275. Sabine décide de partir à la recherche de son frère disparu. Elle arrive à Troyes. Elle apprend que son frère Sabinien, devenu chrétien, est resté fidèle malgré les tortures et qu’il est mort martyr. Elle s’en réjouit, mais sa quête, pas plus que sa vie, n’a désormais de sens. Elle meurt subitement à Die le 29 août. Bien plus tard, l’évêque de Troyes, Ragnegisillo, fera ériger une chapelle en son honneur, et une bourgade se développera sur ce lieu de pèlerinage.

Pensée spirituelle inspirée par l’attitude de Sabine  :

«La famille, grand laboratoire d’amour, est la première école, ou plutôt une école permanente, dans laquelle l’éducation à l’amour ne se fait pas avec des notions arides, mais avec la force incisive de l’expérience. » (Jean-Paul II)

Courte prière évoquant le martyre de saint Jean-Baptiste  :

«Fais, Seigneur, que nous ne nous laissions jamais arrêter, dans la défense de la vertu, par la crainte des hommes.» (L. Jaud)

Avec l’aimable autorisation de Defendente Génolini.

 

Martyre de saint Jean-Baptiste

Saint Jean-Baptiste, inspiré par l'Esprit de Dieu, se retira au désert pour mieux conserver son innocence et cultiver les dons extraordinaires dont il avait été favorisé. Il y vécut, depuis son enfance jusqu'à trente ans, dans la pénitence, la prière et la contemplation. Sa trentième année, il parut dans le monde pour y prêcher la pénitence et donner le baptême, qui en était le signe, d'où lui est venu le nom de Baptiste ou Baptiseur.

Déjà le Sauveur Lui-même avait reçu le baptême des mains de Jean-Baptiste, et celui-ci avait rendu à l'Agneau de Dieu les plus glorieux témoignages. La vie du saint précurseur touchait à son terme ; il ne lui restait plus qu'à sceller de son sang la divinité de sa mission. Hérode, gouverneur de la Galilée, menait une vie irrégulière avec Hérodiade, sa belle-sœur ; Jean-Baptiste, à différentes reprises, blâma avec force un pareil scandale ; aussi Hérodiade cherchait-elle l'occasion de se venger.

Depuis trois mois déjà, le courageux défenseur de la vertu était en prison ; mais cette vengeance ne suffisait pas à une femme voluptueuse et cruelle. Un jour qu'Hérode, pour célébrer l'anniversaire de sa naissance, donnait un festin à tous les grands de sa cour, Salomé, fille d'Hérodiade, dansa devant le prince avec tant de grâce, qu'Hérode s'engagea par serment à lui donner tout ce qu'elle demanderait, fût-ce la moitié de son royaume. La jeune fille sortit et courut raconter à sa mère la promesse dont elle venait d'être l'objet : "Que dois-je demander ? dit-elle à Hérodiade. – Demande la tête de Jean-Baptiste," répond la haineuse femme. Salomé vint aussitôt annoncer à Hérode le choix qu'elle avait fait. Hérode était plus corrompu que cruel ; il regretta sa promesse, il fut attristé de la demande ; mais il mit un fatal point d'honneur à ne pas manquer à sa parole devant toute l'assistance, et il envoya un garde trancher la tête de Jean-Baptiste ; celui-ci vint présenter à la princesse, dans un bassin, la tête du martyr, qu'elle alla aussitôt montrer à sa mère. Quand cette nouvelle fut annoncée à Jésus, qui la connaissait déjà par sa science divine, Il manifesta une profonde douleur.

Le crime ne resta pas impuni, car Hérode, vaincu par ses ennemis, perdit sa couronne et périt misérablement. La fin d'Hérodiade et de sa fille ne fut pas plus heureuse. Il est à remarquer que la plupart de ceux qui ont joué un rôle odieux, dans l'Évangile, ont subi dès cette vie le châtiment de leur impiété et de leurs crimes.

(Éditions Magnificat, Mont-Tremblant QC) - Site : magnificat.ca