Retour Le Saint du jour  

Sainte Edwige

Épouse, pendant 52 ans, du duc de Silésie Henri 1er le Barbu, Edwige élève ses six enfants avec prudence et amour. Cette petite Bavaroise, mariée à 12 ans, eut deux frères évêques, une sœur et une fille abbesse, une autre sœur reine de Hongrie, une autre, moins chanceuse, qui épouse le roi de France, mais ce mariage sera cassé. Et enfin, une nièce, Élisabeth de Hongrie, qui sera canonisée ! Elle verra, plus tard, la mort de tous ses enfants, excepté sa fille Gertrude.

Elle seconde son mari dans l'administration de sa province, secourt les pauvres, fait libérer les prisonniers. En cas de disette, elle obtient de son époux l'allégement des taxes. Elle pourvoit à la fondation d'hôpitaux et du monastère dans lequel elle se retire. Veuve, elle se retire dans le couvent de Trebnitz, dirigé par sa fille Gertrude. Elle y vit les cinq dernières années de sa vie. Elle meurt à 69 ans, en 1243. Elle médite sans cesse la Passion du Seigneur pour se préparer à la mort. Canonisée moins de vingt-cinq ans après sa mort, elle est l'objet d'un culte vivace en Bohème.

Pensée spirituelle de sainte Edwige : 
« Les saints nous sont nécessaires. Si nous voulons qu'ils nous secourent à notre mort, il nous faut les vénérer comme il sied. »

Courte prière à sainte Edwige  : 
« Sainte Edwige, toi dont l'humilité de toute la vie peut servir d'exemple à chacun de nous, obtiens-nous la grâce d'imiter ce que nous admirons en toi. »

Avec l’aimable autorisation de Defendente Génolini.   


Sainte Marguerite-Marie Alacoque

C'est pour instituer et propager le culte de Son Sacré Cœur que Jésus-Christ se choisit, au monastère de la Visitation de Paray-le-Monial, une servante dévouée en Marguerite-Marie Alacoque : une des gloires de la France est de lui avoir donné naissance.

Prévenue par la grâce divine dès ses premières années, elle conçut de la laideur du péché une idée si vive, que la moindre faute lui était insupportable ; pour l'arrêter dans les vivacités de son âge, il suffisait de lui dire : « Tu offenses Dieu! » Elle fit le vœu de virginité à un âge où elle n'en comprenait pas encore la portée.

On raconte qu'elle aimait, tout enfant, à réciter le Rosaire, en baisant la terre à chaque Ave Maria. Après sa Première Communion, elle se sentit complètement dégoûtée du monde ; Dieu, pour la purifier, l'affligea d'une maladie qui l'empêcha de marcher pendant quatre ans, et elle dut sa guérison à la Sainte Vierge, en échange du vœu qu'elle fit d'entrer dans un Ordre qui lui fût consacré. Revenue à la santé, elle oublia son vœu, et, gaie d'humeur, expansive, aimante, elle se livra, non au péché, mais à une dissipation exagérée avec ses compagnes.

De nouvelles épreuves vinrent la détacher des vanités mondaines ; les bonnes œuvres, le soin des pauvres, la communion, faisaient sa consolation. Enfin elle entra à la Visitation de Paray-le-Monial. C'est là que Jésus l'attendait pour la préparer à sa grande mission.

Le divin Époux la forma à Son image dans le sacrifice, les rebuts, l'humiliation ; Il la soutenait dans ses angoisses, Il lui faisait sentir qu'elle ne pouvait rien sans Lui, mais tout avec Lui. « Vaincre ou mourir! » tel était le cri de guerre de cette grande âme.

 Quand la victime fut complètement pure, Jésus lui apparut à plusieurs reprises, lui montra Son Cœur Sacré dans Sa poitrine ouverte : « Voilà, lui dit-Il, ce Cœur qui a tant aimé les hommes et qui en est si peu aimé! »
On sait l'immense expansion de dévotion au Sacré Cœur qui est sortie de ces Révélations. La canonisation de la Sainte a eu lieu le 13 mai 1920.

(Éditions Magnificat, Mont-Tremblant QC) - Site : magnificat.ca