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16 juillet 2017

Un sacrement, un idéal, une vocation

<p class="center"><a href="//mediaauto.carpedeum.fr/600max/2015/04/28/553fc54129974.jpg"><img src="//mediaauto.carpedeum.fr/250max/2015/04/28/553fc54129974.jpg" alt="" title="" border="0"></a></p>

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Comment prendre conscience de l'importance du respect de l'autre et de la délicatesse que l'amour conjugal doit susciter dans le coeur et le comportement de tous les couples ? Clotilde Courau, Didier Bourdon et Claude Perron incarnent dans ce film muet, Ô combien éloquent d'Amnesty International, une scène d'horreur et de violences. Car contrairement à ce que l'on pourrait penser ainsi que le suggère la mise en scène, ces violences ne sont pas d'un autre âge. En France, encore aujourd'hui, une femme meurt tous les 3 jours de violence conjugale.

Rappelons nous que les époux chrétiens sont appelés à se sanctifier en sanctifiant les autres, qu'ils sont appelés à être des apôtres, et que leur premier apostolat est au foyer. Nous devons comprendre l'oeuvre surnaturelle qu'impliquent la fondation d'une famille, l'éducation des enfants, le rayonnement chrétien dans la société. De cette mission et de la conscience qu'ils en ont, dépendent en grande partie l'efficacité et le succès de la vie des époux : leur bonheur.

Mais n'oublions pas que le secret du bonheur conjugal est dans la vie quotidienne, et non pas dans les rêves, que le bonheur consiste à découvrir la joie que procure la rentrée au foyer ; qu'il est dans les rapports affectueux avec les enfants ; dans le travail de tous les jours, où la famille entière collabore ; dans la bonne humeur, lorsqu'il y a des difficultés qu'il faut affronter avec un esprit sportif ; et aussi dans l'utilisation de tous les progrès que nous offre la civilisation pour rendre la maison agréable, la vie plus simple, la formation plus efficace.
A tous ceux qui ont été appelés par Dieu à fonder un foyer, aimez-vous toujours, aimez-vous de cet amour plein d'enthousiasme que vous vous portiez les premiers jours ! Celui qui pense que l'amour finit quand commencent les peines et les contretemps que comporte toujours la vie, a une bien pauvre conception du mariage — qui est un sacrement, un idéal et une vocation. C'est alors que l'affection se fortifie. L'avalanche des peines et des contrariétés n'est pas capable d'étouffer l'amour véritable : le sacrifice joyeusement partagé unit davantage. Comme dit l'Écriture aquae multae — les nombreuses difficultés, physiques et morales — non potuerunt extinguere caritatem (Ct 8, 7), ne pourront éteindre l'amour. 

Bon dimanche d'amour ! 

— Marcel, Carpe Deum

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