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Mt 5, 20-26

Hypocrisie et violences verbales sont deux maux bien actuels qui donnent à l’Évangile d’aujourd’hui une force particulière.

La chute, suite aux révélations sur sa double vie, d’un « prince » de l’Église qui, il y a peu encore, côtoyait les « grands de ce monde », est un traumatisme de ce côté de l’Atlantique. Pourtant ce dramatique événement est salutaire. Il nous rappelle que l’on ne peut inviter «  les autres » à la conversion et s’absoudre  « soi-même » des plus élémentaires lois morales.

Plus courante et répandue est la violence verbale qui semble ne plus connaître de limites sur la place publique comme dans l’Église, hélas. Les noms d’oiseaux fusent, les procès en illégitimités fleurissent, théories conspiratives et « fake news »  volent en escadrilles ! Drôle de monde où on a tôt fait de vous enfermer pour toujours dans telle ou telle catégorie sans même vous laisser la moindre petite chance d’en sortir ou, pire, si vous êtes objectivement pécheur, de vous convertir !

Alors, si nous profitions justement de ce début de Carême pour nous convertir ? Commençons par nos relations familiales et ecclésiales. Engageons-nous à ne plus distiller des petites phrases assassines sur nos proches, à mettre un terme aux guérillas peu fraternelles à l’intérieur de nos communautés : « un tel est conservateur, celui-ci est trop libéral et, bien entendu je suis…le meilleur ! » Basta !

Comment affirmer que Dieu est le Créateur de tous les êtres sur terre et ne pas commencer à respecter celles et ceux qu’Il créa, comme vous et moi, à son image et ressemblance ? Je ne suis pas naïf : nous ne vivons pas dans le monde de « bisounours », pourtant pour nous disciples du Christ même l’amour des ennemis n’est pas optionnel. Dans l’avion qui le ramenait des Émirats, où il venait de signer un important document sur La fraternité humaine, le Pape François répondait par avance à ceux qui n’allaient pas manquer de souligner que ses efforts de fraternité risquaient d’êtres unilatéraux : Si nous, croyants, nous ne sommes pas capables de nous donner la main, de nous serrer entre les bras, de nous embrasser et aussi de prier, notre foi sera vaincue. Ce document est né de la foi en Dieu qui est Père de tous et Père de la paix.

Tout est dit. Durant ce carême, soyons des artisans de paix et de réconciliation. Mettons un terme aux guerres fratricides. Respectons-nous les uns les autres afin de nous aimer en vérité dans la richesse de nos différences.

Un franciscain du Bronx

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  • Guy Fauchille, il y a 30 jours
    La colère jugée comme meurtrière ! Voilà de quoi presser à la conversion; c’est une question de justice, de miséricorde, de vie éternelle ; un vrai chantier dans notre âme pour l’Esprit Saint!
  • Quitterie Didier, il y a 30 jours
    Et vous serez appelés fils de Dieu!
  • pn fo, il y a 30 jours
    Bonjour. Le tu tue. Bien à vous.
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